Tor et Bitcoin, un outil qui favorise la piraterie sur le web

Tor et Bitcoin, un outil qui favorise la piraterie sur le web

Selon le constat de l’EUIPO, il existe plusieurs types d’outils que les sites pirates utilisent. L’organisation, en partenariat avec Europol, accuse spécialement Bitcoin et Tor. Selon elle, ces derniers ne permettent pas de lutter correctement contre la piraterie.

Des pirates qui savent se cacher

Pour prévenir les risques, les sites pirates se cachent souvent des autorités et des ayants-droits. En d’autres termes, ils se servent de plus en plus de technologies leur permettant de bien chiffres leurs données. Ce système de cryptage est aussi très utilisé sur les VPN – comme Hide My Ass, Ip Vanish ou Vypr VPN – afin de garder l’anonymat total des données échangées. Mais l’avantage avec un VPN (voir meilleur-vpn.net), c’est que chaque utilisateur garde l’anonymat total sur la toile.

La plupart des outils de chiffrement utilisé par les sites pirates sont cités sur le récent rapport d’EUIPO. Celui-ci liste aussi l’ensemble des techniques employées par les pirates. On y liste notamment les sites spécialisés dans la falsification de marchandises, les sites de torrents, les centres de piratage en ligne, les sites de stockage… Et ce qui est étonnant c’est que Bitcoin et Tor sont fortement pointés du doigt.

Mais EUIPO pense que la surveillance de ces différents acteurs du piratage permet de lutter contre les fraudes. Elle veut alors connaître la procédure à adopter afin de traiter le piratage d’œuvres protégées à grande échelle. Selon le rapport, la plupart des sites de piraterie se fondent sur le chiffrement des données. Dans cette situation, Bitcoin et Tor sont aussi mentionnés.

Bitcoin et Tor dans le collimateur

Actuellement, il y a de plus en plus de sites pirates qui se servent de Bitcoin et de Tor. Grâce à ces outils, les pirates peuvent cacher des œuvres piratées vis-à-vis des autorités. Selon le rapport de l’EUIPO, Bitcoin rend très difficile le suivi des transactions d’une entreprise ou d’un particulier. Cela pose problème aux ayants droits qui se fondent spécialement sur l’identification des internautes illégaux.

Actuellement, en Grande-Bretagne, la politique vise à ne plus favoriser les revenus des sites pirates. Pour ce faire, les autorités interdisent la diffusion de publicités pour sites de jeux en ligne sur ces derniers.

Par ailleurs, selon le rapport, il n’y a pas de registre qui indique les transactions réalisées. Il n’est donc pas possible d’établir des éléments permettant de relier la monnaie Bitcoin aux données personnelles des individus. Bictoin est donc un service anonyme.

Dans cette même optique, Tor est pointé du doigt, car il s’agit d’un ‘darknet’ très difficile à suivre et à surveiller. De plus, les sites sur le ‘darnket’ ne peuvent pas être bloqués par les fournisseurs d’accès à internet. Autrement dit, l’usage de Tor favorise un total anonymat pour les utilisateurs.

Sur une section du rapport, on mentionne également un site d’ebook qui utilise spécialement Tor et se rémunère via Bitcoin. Actuellement, beaucoup de sites pirates utilisent encore le réseau visible. Mais certains d’entre eux commencent déjà à connaître les véritables potentiels de Tor et de Bitcoin. Il y a entre autres The Pirate Bay et KickassTorrent qui disposent d’une adresse Tor et réalisent des transactions depuis Bitcoin.

Face à cette nouvelle tendance, EUIPO ne sait pas quoi faire. Mais, l’organisation n’incite pas jusque-là l’interdiction de ces sites qui proposent aussi un contenu légitime. Le seul recours qu’elle suggère c’est notamment une surveillance des nouvelles technologies qui risquent de nuire grandement à la lutte contre le piratage d’œuvres protégées.

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