Sarkozy fait un déminage au sein de son parti

Sarkozy fait un déminage au sein de son parti

Les places du nouveau gouvernement de l’UMP sont très prisées.

Depuis son arrivée à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’est consacré durement dans une campagne de déminage afin d’afficher une image d’unificateur. Après l’acceptation des conditions des candidats durant la primaire et du nouveau mode de scrutin, il lui faut désormais gérer les équilibres délicats au sein du parti. Alors, il doit se mettre d’accord avec d’autres hauts responsables de l’UMP concernant les futurs membres du bureau politique qui passe de 61 à plus de 100 membres.

Chaque responsable propose ses filleuls

Il est de la responsabilité des militants d’élire le nouveau bureau politique. Toutefois, une ‘liste unique’ a été instaurée en vue de ne pas changer le scrutin en une sorte de compétition interne. Il faut savoir que le BP est le gouvernement du parti. Sarkozy a dernièrement décidé que celui-ci fasse une réunion hebdomadaire. Et les responsables du parti veulent être représentés au mieux.

En reportant 29% des voix lors de la dernière élection à l’UMP, Bruno Le Maire demanderait ¼ des sièges, affirme les rumeurs. Mais l’entourage de l’élu de l’Eure dément complètement de telles allégations.

Apaiser les tensions

Normalement, la nouvelle liste sera validée mardi. Pour apaiser les tensions, le président du parti a invité dans la matinée les hauts responsables de l’UMP à savoir Nathalie Kosciusko, Laurent Wauquiez, François Fillon, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Xavier Bertrand et Bruno Le Maire. Le but de cette réunion est notamment le partage des places, sans faire de vagues qui détruiraient l’unité.

Un vote paritaire difficile

Les places valent cher ! 40 sièges sont confiés aux représentants de fédérations locales et aux élus non parlementaires qui ne sont que rarement présents dans le BP actuel. Selon les déclarations de Nathalie Kosciusko en avril, le vote du BP doit dorénavant être paritaire. Cependant, on dénombre 43 hommes dans l’instance actuelle contre 18 femmes.

Les membres ont alors peur de devoir céder leur place. Pour les hauts responsables, ils veulent dénicher des représentants féminins. L’UMP veut favoriser les femmes, car chaque année, le parti verse 4 millions d’euros pour cause de non-respect de la parité lors des législatives. Le parti veut réduire ses dépenses durant le scrutin de 2017.

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