Quand les insectes se transforment en drones

Quand les insectes se transforment en drones

Un sac à dos et c’est parti : faute de drone robot minuscule, des chercheurs ont transformé un insecte en engin, transportant un dispositif électronique lui permettant de filmer tout sur son passage en plein vol, et d’orienter ce dernier en stimulant des muscles spécifiques. Son nom : le coléoptère bio drone.

Pourquoi utiliser des insectes comme drones ?

Ils ont certainement étudié le sujet. Toutefois, fabriquer un drone minuscule ou nano-drone semble particulièrement compliqué : un tel appareil est sensé effectuer un vol battu, lequel toutefois ne serait pas optimisé compte tenu la taille de cette engin. Si bien que les chercheurs concernés ont trouvé une idée originale pour remplacer un robot de ce genre : un véritable insecte, en l’occurrence un coléoptère, un insecte volant. Autre complication qui a obligé ces scientifiques à se tourner vers mère Nature pour créer un drone vivant d’une telle taille : la batterie minuscule également difficile à créer sur un nano drone. Les chercheurs ont ainsi misé sur l’aérodynamisme du fameux coléoptère, ses mouvements et sa consommation énergétiques, lesquels n’ont pas eu besoin d’être créés par l’homme et directement exploitables dans le projet présent. Toutefois, si ce dernier peut voler en transportant un équipement, il fallait procéder à l’amélioration des méthodes de contrôle de vol de ce drone pas comme les autres. Chose faite, grâce à une carte électronique ou sac à dos électronique.

Le coléoptère drone, résultats d’un travail minutieux

La mise en place du sac à dos électronique sur cet insecte volant transformé en nano drone vivant s’est déroulée en deux étapes minutieuses. Première étape : pose de mini cartes, de 1,5 g au maximum et dotée d’un émetteur récepteur. Ce dernier assure le contact avec l’ordinateur de l’équipe chargée du contrôle du vol du coléoptère, puis il est doté de 6 électrodes ainsi que d’une mini pile de 3,9 Volts. Des dispositifs alors installés dans un endroit ayant certainement nécessité un soin particulier : le système nerveux de l’insecte. Pour leur part, les muscles contrôlant le vol de ce dernier ne sont autres que ceux qui contrôlent le pliement de ses ailes.

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