Lyon City Design : le mobilier urbain malin gagne contre le high-tech

Lyon City Design : le mobilier urbain malin gagne contre le high-tech

Lors du Lyon City Design qui se tient tous les deux ans, ce sont aux projets pertinents et poétiques que le jury a attribué ses prix, face à la technologie. Il y a 16 modèles sélectionnés pour l’événement, comme la sélection qui suit. Pour la deuxième édition du Lyon City Design, se tenant dans le quartier de la Part-Dieu, depuis le parvis de la gare jusqu’aux abords du centre commercial, le high-tech a affiché un échec. Un appel à projets a été émis il y a quelques mois. Les modèles les plus élémentaires ont sollicité l’attention des créateurs, qui ont fait en sorte d’innover les temps de pause et de flânerie dans l’espace urbain. Le 19 mars, trois prix Lyon, City et Design ont été remis.

Le premier prix a été décerné à « La Palissade ». Ce projet mis en œuvre par le département design de l’agence Arep vise à rendre les abords de chantier plus hospitaliers. Pour ce faire, il faut implanter des bancs, une table et un belvédère sur la clôture du site de construction d’un futur ensemble de bureaux. Une des questions posées concernant cette édition a été répondu par les designers Ariane Epstein et Edouard Chassaing. L’installation du Lyon City Design au sein d’un vieux quartier d’affaires, entrant dans une phase de travaux lourds, qui sera longue entre la ville des années 1970 et celle de demain, Olivia Cuir, l’organisatrice de la biennale a souligné que c’est une opportunité pour les participants de concevoir des solutions pour que le citoyen puisse s’adapter à cette transformation.

Déambulation

L’Atelier Supernova a reçu le prix City avec ses flèches signalétiques telles qu’il les a révisées. Ces flèches graduées en temps permettent de savoir le temps de déambulation. Elles convient davantage à la flânerie. Le Boll d’Adrian Blanc a été récompensé par le prix Design. Ce jeune designer a pu voir que les passants se servent des bornes comme tabouret, devant la gare de la Part-Dieu. De ce fait, Il les a donc conçues en véritable mobilier. Le designer a joint des éléments en tôle d’acier peinte de couleurs vives. Cette idée est si simple mais très évidente. Les deux coups de cœur du jury portaient sur des projets d’une poésie paisible, notamment un projet développé par Anne-Lise Monnet et Cécile Barraud de Lagerie Prairie, présentant un système d’affichage ensemencée à arracher pour mieux le planter, et La Rainboxx, signée Nadine Cahen et Laurent Grégori, un semblant d’isoloir sonore et lumineux, dans lequel un urbain stressé peut se nicher le temps d’un petit moment.

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