La résurrection des meubles et matelas avec Éco mobilier

La résurrection des meubles et matelas avec Éco mobilier

D’ici 2007, un taux de recyclage 45 % est l’objectif de cet organisme financé par l’écoparticipation. Éco-mobilier a usé de ses bennes pour recueillir des meubles usagés près de magasins et chez des organismes comme Emmaüs. Comme l’a dit Dominique Mignon, directrice générale d’Éco-mobilier, rapide a été la mise en place. Celle-ci est due à l’expérience du recyclage des différents acteurs. Après le papier, les piles ou encore les produits électroniques, le meuble se classe dans la douzième filière.

À la suite de la création d’Éco-emballages et Éco-systèmes, elle a mis en place la filière de recyclage pour les meubles. Les meubles peuvent durer entre 8 et 15 ans, voire même 23 ans pour une cuisine. Chaque année, les Français produisent chacun 26 kg de déchets de meubles, soit un total de 1,7 million de tonnes. La majorité de cette masse a été enfoui, puisque sont qui ont été recyclés ne représentaient que 23 % en 2012. La directrice générale a observé qu’ils ont récolté 48.120 tonnes avec 45 % de taux de recyclage et 80 % de taux de valorisation, soit 20 % enfouis, en 2013.

Pour l’ensemble des déchets, les 12 fabricants et 12 distributeurs, ainsi que 5500 adhérents ont pris l’engagement d’atteindre ces objectifs à fin 2015 et à fin 2017. Elle dit soutenir les projets de recherche pour la recherche de débouchés. Dominique Mignon a souligné qu’ils récoltent aussi des panneaux de particules à par le bois, qui représente près de 70 % des volumes collectés. Sept centres où des matériaux d’isolation, des tapis de sport ou des matelas, seront fabriqués à partir des matelas seront mis en place. C’est le cas de Cauval avec sa marque Dunlopillo depuis son usine installée en Ardèche destiné au recyclage.

300 millions pour financer le programme

300 millions d’euros, c’est le coût évalué pour la fondation de la filière, comprenant la collecte, le recyclage et la revente. Ces financements s’obtiendront par les consommateurs à travers l’écoparticipation effectuée en mai 2013. Les collectivités locales sollicitent au plus vite, l’aide d’Éco-mobilier pour la collecte. Cependant, l’organisme freine, puisqu’il juge que la progression de recettes assurées par l’écoparticipation sera un peu lente jusqu’en 2016.

L’écoparticipation n’a pas bien démarré, vu que le marché souffre. L’écotaxe sur l’électroménager a connu une légère répercussion sur les prix, l’écoparticipation elle, a fait monter les prix entre 1 % et 3 %, comme l’a affirmé Thierry Guibert, président d’Éco-mobilier et PDG de Conforama.

Le marché a connu une baisse à fin avril, et cela signifie donc qu’il y aura moins de volume. Le dirigeant a souligné que la hausse des prix pourrait faire atteindre une banquette à 15 euros. Ce qu’il faut faire donc c’est avoir la maîtrise de l’inflation au maximum via l’écoparticipation dans un marché qui régresse de plus en plus, jusqu’à mettre en danger l’ensemble de la filière.

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